Parmi tous les signes annonciateurs de la belle saison, il en est un cher au cœur des habitants des vallées des Gardons : c’est le sifflet du Train à Vapeur des Cévennes, ou plutôt celui de sa locomotive vénérable.

Quand le temps défile… à toute vapeur !
Décidément 2026 est une année d’anniversaires : après les 170 ans de la Bambouseraie, c’est au tour de la CITEV, la Compagnie internationale des trains express à vapeur, de fêter cette année les 40 ans d’exploitation de la ligne Anduze- Saint-Jean-du-Gard.
Bien sûr, la voie de chemin de fer est beaucoup plus ancienne : c’est en mai 1909 qu’elle est inaugurée par René Boudon, maire de Saint-Jean-du-Gard. Il aura fallu près de 20 ans pour construire les 14 kilomètres 432 mètres et 76 centimètres de voie ferrée, ainsi qu’un pont métallique, neuf viaducs, 3 tunnels et 3 galeries voûtées, trois gares (Anduze, Thoiras et Saint-Jean-du-Gard), une station (Générargues), deux haltes (Corbès et Massiès), cinq maisons de garde-barrière et quinze passages à niveau.
Si la ligne est utilisée régulièrement durant les deux premiers tiers du XXème siècle, son activité décline peu à peu après la Seconde Guerre Mondiale. La SNCF décide donc de suspendre son exploitation en juillet 1971.
Une nouvelle ère, celle du tourisme
Depuis 40 ans donc, la ligne est de nouveau exploitée à des fins touristiques. Dès le printemps, chacun peut désormais non seulement découvrir ce coin des Cévennes depuis un point de vue unique, mais aussi remonter le temps, en marchant dans les traces, ou plutôt en roulant dans les rails, des cévenols qui nous ont précédés.
Bonne semaine à chacun ! Et si vous pensez que cette chronique peut donner le sourire à vos amis, n’hésitez pas à la partager !
Bonne nouvelle, c’était lundi !

